Oser vivre pour Moi
« Par nos apprentissages, nous pouvons briser nos chaînes et fausses croyances pour enfin oser vivre pleinement. » Alisonbyself
Bonjour à tous,
Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de mon cheminement et de certaines étapes qui m’ont amené à enfin oser vivre pour moi. On pourrait penser que cela est acquis depuis longtemps, sauf qu’en réalité, j’ai mis du temps à me libérer de certaines chaînes et conditionnements qui m’empêchaient d’aller vers la vie que je désire réellement. J’avais des petites voix dans ma tête qui me disait : « C’est comme ça que tu dois faire et pas autrement », « tu n’as pas le droit d’être heureuse, tu dois souffrir » ou encore « tu ne peux pas vivre tant que tu n’as pas passé ceci ou cela ». Autant vous dire que j’ai été un parfait tyran pour moi-même.
Vivre pour moi est un parcours quotidien et j’ai encore du chemin. Cependant, à travers mes apprentissages, mes expériences, ainsi qu’à l’aide de diverses personnes, j’ai réussi à briser mes chaînes et mes fausses croyances, pour aller de l’avant.
Du coup, j’ai envie de vous partager ce qu’il s’est passé pour moi afin de peut-être, vous motiver à vous libérer également.
I. La course au perfectionnisme
En ce qui me concerne, j’ai grandi en essayant d’être parfaite et surtout en m’adaptant aux autres. C’est difficile parce que je croyais qu’il fallait faire ce que les autres attendaient de moi pour pouvoir être apprécié et aimé. De manière inconsciente, je me disais : « Si je dis cela, je vais décevoir, donc je préfère ne pas dire », « quelle serait la réponse qui lui ferait plaisir ? », ou encore » si je fais cela, on va me juger, alors je préfère ne pas essayer ». De fait, je me suis souvent mise dans des situations cocasses où je pouvais en vouloir à autrui, alors que dans les faits, il me suffisait de m’exprimer ou de m’affirmer. Théoriquement, c’est facile à dire, mais en pratique la peur d’être rejeté ou encore de ne pas être apprécié l’emportait sur mes comportements.
Le regard d’autrui sur moi était tellement puissant que j’ai longtemps été écrasé par cela. D’ailleurs, je ne prétends pas qu’actuellement cela n’est plus le cas, car c’est faux. Il faut du temps pour se libérer de certains schémas et habitudes. Je le vois dans mes comportements que la présence d’autrui est parfois difficile et pesante pour moi. Je me mets une pression avec un désir de bien faire, ce qui peut engendrer du stress, me sidérer et me faire échouer. C’est tout bête, mais par exemple lorsque mon ex copain voulait me regarder grimper à l’escalade, je refusais d’escalader parce que son regard sur moi était insupportable. Le simple fait d’être observé et/ou regardé me paralysais. Cela peut paraître stupide ou incompréhensible pour certains, mais intérieurement, cela est douloureux. Il y a comme une impression de ne jamais être assez, de toujours devoir faire plus.
II. L'impression de ne pas être assez
Cette impression de ne pas être assez nous concerne tous, mais de différentes manières. De mon côté, je dirai que cela est lié à mon histoire personnelle suite à des événements qui m’ont impacté dans ma perception personnelle, mais aussi suite à un mélange d’attente envers moi qui sont à la fois réelles et fantasmatiques. C’est-à-dire que cela provient de ma famille, de mon entourage, mais aussi et SURTOUT de moi-même.
Je pense que le point en particulier qui a influencé ma vie depuis mon adolescence, est que depuis l’âge de 15 ans, j’ai un procès en cours. J’ai la sensation d’avoir bâti ma vie autour de celui-ci. Je suis allée en thérapie pour essayer de me construire, me comprendre, mais aussi comprendre autrui. À l’époque, je pense qu’il était nécessaire et vital pour moi d’être suivi et accompagné. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle j’ai pu rencontrer différents professionnels de santé. Sauf que, depuis tout ce temps et durant toutes mes années d’études en psychologie, j’étais guidée par des « il faut » et des « je dois ».
J’étais dans le « il faut » que je travaille sur moi et que je me construise pour pouvoir affronter ce procès. C’est un procès qui m’a procuré énormément de peur, de culpabilité et de honte, car je me suis sentie coupable pendant de nombreuses années. D’ailleurs, j’ai eu la sensation de m’être retrouvée seule face à tout ce parcours, à ressasser en boucle ce qui a pu se passer sans pouvoir en parler réellement à qui que ce soit. Je rajouterai que certains professionnels de santé m’ont souvent répété que cela faisait partie de mon intimité et qu’il était préférable que je ne dise rien. Pourquoi ? Afin d’éviter de risquer de faire de la peine aux personnes qui m’entourent…
Du coup, j’ai gardé cela en moi depuis tout ce temps en pensant que je n’avais pas le droit de m’exprimer. Je croyais que si je parlais de moi et de ce que j’avais vécu, ce n’était pas bien. On a aussi tenté de me faire croire que j’étais dysfonctionnante, que je n’étais pas suffisante et que si je n’étais pas en thérapie, je serais une mauvaise psychologue. Pendant toutes ces années, j’ai travaillé sur moi encore et encore, en essayant de faire toujours plus. Je me suis privée de beaucoup pour investir la sphère de mon développement personnel, ainsi que de la compréhension humaine. Tout cela parce que j’étais bloqué dans des fausses croyances. Je pensais que je ne pouvais pas être autre chose que mon histoire.
Certes, il est nécessaire et primordial de travailler sur soi pour faire ce métier. Cependant, personne n’est parfait et on a tous notre histoire. Je me suis rendu compte que j’étais bien plus que mon histoire et que ce qui me guidait derrière ces démarches, c’était de la peur.
III. La peur
J’ai souvent eu peur : peur de ne pas être aimé, peur d’oser, mais surtout peur de vivre. Avoir peur est légitime, car c’est ce qui m’a permis de survivre et de me protéger pendant tout ce temps. Sauf qu’aujourd’hui, cette peur plutôt que de me protéger, elle est venue m’enfermer. Je me suis enfermé dans ces illusions par peur d’être mauvaise, de mal faire et de ne pas être assez. Pour vous aider à visualiser, c’est comme ci je m’étais enfermée dans une cage, mais que la porte était ouverte et que je n’osais pas en sortir. De fait, je restais dans une zone de confort inconfortable.
Je pense que ces comportements sont liés à un grand besoin de sécurité et une peur de l’inconnu. Ce besoin de sécurité se reflétait à travers une grande curiosité, un besoin d’essayer de tout comprendre et de tout analyser, qui n’est pas sans lien avec la tentative de pouvoir tout contrôler. L’impression de contrôle, c’est rassurant, on se croit tout-puissant, mais en fait, j’avais surtout peur de la vie, peur d’être blessé ou encore peur d’être rejeté…
Dans ce besoin de contrôle, j’étais aussi très rigide. Cela se voyait à travers mes comportements où le moindre chamboulement et imprévu pouvaient être difficiles pour moi à vivre. Cette rigidité n’est pas que négative, puisque c’est aussi grâce à elle que j’ai de grandes capacités de rigueur, de travail et qui fait que je suis plutôt quelqu’un de confiance. Le bémol est surtout que cette rigidité m’empêchait d’expérimenter la vie et l’imprévisible. Cela se répercutait au niveau émotionnel, avec une tentative de contrôle, voir de répression de mes émotions. Je me voyais comme un robot qui ne ressentait rien et qui n’avait goût à rien. Heureusement, depuis, j’ai cheminé et je me suis reconnectée à moi, ainsi qu’à la vie.
Je dirais que mon métier de psychologue m’a aussi permis de lâcher prise et d’accepter que je ne contrôle pas grand-chose. Je m’en suis rendu compte parce que finalement la seule chose que je peux faire auprès des personnes qui viennent me voir, c’est d’être présente. Je peux les accompagner sur leur chemin de vie à travers des échanges, des idées, parfois les aider à mettre en place des actions, mais mon rôle est limité. Ce sont eux qui utilisent ou non les cartes qu’ils ont dans leur main. On ne sait pas ce qui arrivera dans la vie, on peut simplement accepter que la vie est faite ainsi et qu’on ne peut pas toujours comprendre ou agir.
Le seul endroit où nous pouvons agir un minimum, c’est sur soi-même. Mais là encore, même sur soi, il y a énormément de mécanismes inconscients qui nous dépassent. Je me suis rendu compte qu’essayer de tout comprendre est une quête sans fin, puisque « la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien » (Socrate). Finalement, je n’ai pas à avoir si peur, à m’angoisser ou encore à essayer de contrôler quoi que ce soit, puisque de toute manière la vie est imprévisible. La seule chose que j’ai à faire est de vivre et d’apprendre à prendre le temps.
IV. Prendre le temps
Ah prendre son temps, comme c’est difficile… J’ai toujours voulu forcer les choses et que tout soit fait comme je le décidais. D’ailleurs, je n’étais jamais présente à l’instant T et je croyais qu’il fallait toujours faire plus. Aujourd’hui, tout cela me semble faux. Il est nécessaire d’avancer, d’apprendre et de se remettre en question, mais je sais que j’ai aussi le droit de prendre mon temps. J’ai le droit d’évoluer à mon rythme, de ne pas être parfaite ou encore de ne pas réussir. En fait, j’en suis arrivée à la conclusion que tout arrive à point, c’est-à-dire quand c’est le moment. J’aime bien appeler cela le « timing divin ».
Lorsque je parle de timing divin, cela ne veut pas dire qu’il faut compter sur une force extérieure, qu’il ne faut pas se bouger et qu’il faut attendre que les choses se fassent seul, NON. Simplement qu’avant, je pensais qu’il fallait courir partout, faire plein de choses et que parce que je faisais plus, cela me ferait aller plus vite. En réalité, tout est question de processus. Il est nécessaire de donner du temps au temps et de ne pas aller plus vite que la musique. Cela demande de lâcher prise et d’accepter que l’on ne contrôle pas tout. Aujourd’hui, j’arrive à lâcher prise, mais cela n’était pas possible avant. Ce n’est que lorsque l’on est prêt que l’on peut lâcher, s’ouvrir à l’incertitude et surtout à la vie.
V. Lâcher prise
Oh le lâcher prise… Quel parcours difficile… J’ai eu beaucoup de difficulté à lâcher prise, et ce, sur TOUS les plans. Quand on est une personne contrôlante et rigide, je peux vous dire que c’est très difficile d’accepter de lâcher. La peur fait que l’on tente de se raccrocher à tout ce que l’on trouve pour se rassurer. Sauf que cela nous empêche d’avancer. Ben oui, lâcher prise cela signifie qu’il faut aller de l’avant, changer des comportements ou encore des modes de vie. Ce n’est qu’en acceptant de lâcher prise que j’ai pu m’autoriser à prendre ma vie en main, à laisser aller des personnes, des habitudes, mais surtout à accepter de grandir…
Je pense que ce qui a été le plus difficile à lâcher pour moi est ce procès et mon passé. Ce procès est en cours depuis 9 ans. Cela signifie que pendant 9 ans, je me suis interdit de vivre. Je pensais que le début de ma vie ne pouvait commencer qu’après avoir passé ce procès, mais c’est faux. Je viens seulement d’intégrer en moi que j’ai le droit de vivre. Cela peut paraître incompréhensible pour certains de se dire que l’on puisse rester bloqué pendant si longtemps. Mais la réalité, c’est que l’humain à la capacité de rester dans des souffrances, de se punir et de s’interdire de vivre par peur, culpabilité ou encore par honte. Cela m’a demandé de passer par des étapes et des processus pour réussir à accepter que je n’aie aucune obligation, que je n’ai pas à souffrir et surtout que je suis libre.
Cependant, ce n’est pas évident. À ce jour, je suis en capacité de prendre plus souvent du recul, d’oser avancer malgré les peurs ou encore de réussir à me raisonner face à la culpabilité, mais c’est un travail quotidien et un apprentissage. Pour cela, j’apprends petit à petit à m’autoriser à vivre, à faire des expériences et à passer des caps en faisant les choses POUR MOI.
VI. Oser faire ce qu'il me plaît
J’ai la sensation d’être passé à côté de ma vie depuis tout ce temps. J’ai toujours fait plein de choses, car je suis quelqu’un qui est dans le « faire ». Sauf que ces actions n’étaient pas reliées à ce qui me plaisait réellement. Ce n’est que maintenant que j’ai décidé d’entreprendre ce qui me fait vibrer et que j’ai arrêté d’écouter les « il faut que vous travailliez à tout prix sur vous Alison », « il faut vous former », « vous n’allez pas faire ça », « il ne faut pas dire ça », « il faut la sécurité », « il faut plutôt prendre ce chemin ci »…
Comme je l’ai dit, j’ai passé mon adolescence à voir des professionnels de santé, à me priver et à déprimer. Ensuite, j’ai passé ma vie de jeune adulte à travailler sur moi et essayer d’être « mieux », en pensant que c’était la solution. Sauf que dans tout cela, j’ai l’impression d’avoir oublié quelqu’un… MOI. J’ai réalisé que je suis censée vivre ma vie pour moi et pas parce qu’on me dit : « tu dois ».
Je me suis rendu compte qu’il existe énormément de manière de travailler sur soi en dehors de la thérapie. En fait, il suffit de faire ce qui nous plaît et d’oser mettre en place des actions pour soi. Je pars du principe que nous avons tous une petite voix intérieure en nous qui sait où l’on doit aller. Il suffit d’oser l’écouter.
En ce qui me concerne, ma petite voix interne me dit que je veux m’ouvrir au monde et aux expériences. Cela passe également à travers ce projet Alisonbyself. C’est important pour moi, car j’ai longtemps cru que l’on ne pouvait pas m’aimer ou m’apprécier si j’étais moi et que je me lançais dans ce qui me plaisait vraiment. Aujourd’hui, je sais que c’est faux. Au contraire, plus je suis authentique, plus on m’apprécie pour qui je suis. Alors je vous le dis, osez être vous et surtout osez vivre pour VOUS.
Je m’arrête là pour aujourd’hui, mais si vous souhaitez approfondir ce sujet pour vous, je vous propose de commander les E-books.
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REGLEMENT AMIABLE DES LITIGES – MEDIATION DE LA CONSOMMATION
Conformément aux dispositions des articles L 611-1 et R 612-1 et suivants du Code de la Consommation concernant le règlement amiable des litiges:
Lorsque le consommateur a adressé une réclamation écrite au professionnel et qu’il n’a pas obtenu satisfaction ou de réponse dans un délai de deux mois,
il peut soumettre gratuitement sa réclamation au médiateur de la consommation. Le médiateur doit être saisi dans le délai maximal d’un an à compter de la réclamation initiale.
Le médiateur MCP MEDIATION peut être saisi directement en ligne à l’adresse suivante : www.mcpmediation.org ou par courrier
MÉDIATION DE LA CONSOMMATION et PATRIMOINE – 12 Square Desnouettes – 75015 PARIS
