Lettre à Dr V.B
Bonjour Dr. V.B,
Je vous ai contacté le 23 janvier 2025 pour avoir un rendez-vous médical. À la base, ce n’était pas vous que je cherchais, c’était un de vos confrères. Il était en congé et votre numéro était celui à joindre en cas de nécessité. Je vous ai alors appelé. Vous m’avez répondu et nous avons pu convenir d’un premier rendez-vous le 23 janvier 2025 à 12h30. Lors de ce premier échange, je me suis sentie jugée par vos croyances. Je n’ai rien dit, vous aviez l’air de connaître votre travail. Ce qui m’intéressait était vos compétences. Vous m’avez prescrit des analyses à faire, ainsi que des traitements homéopathiques et c’était ce que je souhaitais.
Les résultats sont arrivés, je vous ai recontacté en journée pour prendre un nouveau rendez-vous. Vous me répondez à 21h28 pour me demander si le lundi 27 janvier 2025 me conviendrait. Vous n’aviez que le lundi 27 janvier à 11h, alors je me suis pliée à vos horaires.
Nous arrivons le lundi 27 et je devais recevoir le technicien pour la fibre. Les choses ne se sont pas passé comme prévu, j’ai pris du retard. Je suis partie en toute vitesse pour arriver à ce rendez-vous. Pas de chance, je ne connaissais pas encore la ville, je me suis trompée de chemin et j’ai fait des détours. Après avoir bataillé pour arriver le plus vite possible, j’ai sonné chez vous. La première fois, vous ne m’avez pas ouvert. J’ai attendu 5 minutes avant de re-sonné. Vous m’avez ouvert et m’avez dit d’un ton sec : « Qu’est-ce que vous faites là ? Vous avez 10 minutes de retard, j’ai pris quelqu’un d’autres ». Je me suis excusée, j’étais gênée, je savais bien que j’étais en retard. Vous m’avez dit que la patiente était arrivée en avance, que vous finissez avec elle et qu’ensuite vous me recevrez. J’ai voulu entrer avec ma trottinette électrique et vous m’avez rétorqué : « Qu’est-ce que vous faites avec ça ? Je ne veux pas de ça ici ». Je vous ai répondu que ce n’était pas un souci et que j’allais trouver un endroit où la mettre à l’extérieur. Me voilà parti accrocher ma trottinette. À mon retour, je sonne. Vous n’ouvrez pas. J’attends 10 minutes à l’extérieur. Vous finissez avec la patiente, vous lui ouvrez la porte et vous me faites entrer. Vous me demandez pourquoi j’étais en retard. C’était bien trop long à expliquer et en réalité, je n’avais pas à me justifier. Vous m’avez de nouveau prescrit des analyses et donné les traitements adéquats et je vous en remercie.
Me voilà de nouveau à faire mes analyses. Les résultats obtenus, je vous recontacte pour un nouveau rendez-vous. Vous me proposez le 15 février à 11h. Nous voici le 15 février, il est 8h54 et vous me dites par message « Bonjour, RV 12.50, désolée… ». Pas de soucis, je me plie et je vous dis « D’accord, à tout à l’heure 12h50 ! ». Cette fois-ci, je décide d’arriver en avance pour être sûr d’être à l’heure. Arrivée sur place, j’arrive devant la porte et je sonne. J’attends dehors. Un Monsieur arrive à côté de moi, sonne et me demande si la sonnette marche. Je lui dis que je ne sais pas, que je suis en avance et qu’il est censé passer avant moi. Nous attendons tous les deux devant la porte dehors.
Vous arrivez avec un temps de retard et quand vous me voyez vous me dîtes : « Qu’est-ce que vous faites là ? ». Je réponds : « Je suis en avance, mais que ce n’est pas un problème, je patienterai en salle d’attente ». Vous étiez prête à me laisser entrer, puis vous avez pris un temps de réflexion et m’avez répondu : « Non, je ne préfère pas ». Je vous ai dit pas de soucis et que je patienterai dehors. Le temps passe. Il est 12h50 et je sonne. Vous ne m’ouvrez pas. Il est 13h05 et vous envoyez le patient m’ouvrir la porte en lui disant, je cite : « Vous pouvez aller ouvrir au fauve ». J’entre en salle d’attente et je patiente jusqu’à 13h20 avant d’être reçu. Vous me donnez des consignes à suivre pour faire mon suivi médical : antécédents familiaux, remplissage du carnet de santé, changement alimentaire… Consigne que j’ai suivi à la lettre et je vous en remercie, car cela m’aura été utile par la suite.
Je vous recontacte le 28 février 2025 à 21h51 pour prendre un rendez-vous le lendemain, en acceptant qu’il n’y aurait sans doute pas de réponse et pas de rendez-vous. Vous m’avez répondu : « Le téléphone est branché jour et nuit pour les urgences uniquement… merci d’en tenir compte… Bonne nuit ». J’ai répondu : « Bien reçu. Je prendrai en compte pour les prochaines fois ! Bonne nuit ». Vous m’avez répondu : « Apprécieriez vous que vos patients vous joignent à cette heure ci juste pour une prise de RV ?… ?… ». J’ai répondu : « Avec les réponses automatiques, je pensais que le téléphone filtrait les réponses et que vous n’y répondriez que le lendemain. Je vous prie de m’excuser, je ne savais pas que ce n’était pas le cas. Je n’espérais d’ailleurs pas forcément une réponse dans l’immédiat. J’ai conscience que vous êtes occupé. Belle soirée. ». Vous m’avez répondu : « Explication finale… bien sûr qu’il me faut jeter un œil sur les messages, même si les SMS automatiques se déclenchent… car comme je vous l’écrivais, c’est au cas où une urgence que le téléphone reste branché jour et nuit… Bonne suite de la nuit… ».
Cela m’a mis en colère. Je ne comprenais pas ce qu’il venait de se passer. Je ne suis pas censée être dans votre tête et de mon côté mes patients peuvent me contacter jour et nuit, je ne me sens pas obligée de répondre si je suis occupée. Je venais de me faire humilié. J’ai pris mon mal en patience et est fait en sorte de transmuter la situation, car de toute évidence, je savais que je n’étais pas fautive.
Le lendemain le samedi 1 mars à 08h29, vous me dites : « Bonjour, pouvez vous venir à 10.15 ? À bientôt ». Je vous réponds : « Bonjour, Merci pour votre retour. J’y serai pour 10h15. À tout à l’heure. Alison Bernier » et vous répondez « entendu ». Finalement, vous me proposez 10h05, car à 10h30 il vous fallait partir. Je vous ai donc répondu : « 10.05 alors !
Nous voici au moment du rendez-vous. Je suis devant la porte à 10h. Je sonne et j’attends. À 10h10 vous m’envoyez un message qui dit : « J’arrive ». Je vous dis : « A tout de suite ». Je croise le boulanger qui était à sa pause clope et qui me dit joyeusement : « Ça, c’est ce que l’on appelle faire les 100 pas !». Je lui dis en souriant que je n’ai pas le choix que de patienter.
Vous voilà arrivée après 15 minutes de retard. Vous me recevez et je vous en remercie. Cela faisait 45 jours que je n’avais pas eu mes règles. Vous me dites que ce n’est pas normal et qu’il faut faire une prise de sang pour vérifier que je ne suis pas enceinte, car cela changerait les traitements. D’ailleurs, si j’étais enceinte, je n’avais pas le choix que de le garder, car selon vous, si j’avorte, c’est mal. Vous m’avez d’ailleurs demandé : « vous n’avez jamais avorté j’espère ? ». Fort heureusement pour moi, ce ne fut pas le cas. Mais cela aurait signifié quoi, que si ça avait été le cas, j’aurai été une honte ? Une mauvaise personne ?
Le rendez-vous se finit. Je retourne faire mes examens et cette fameuse prise de sang.
Je vous recontacte le lundi 10 mars à 9h10 pour être dans vos créneaux d’ouvertures et respecter votre cadre. Je vous demande si vous avez de la disponibilité pour un rendez-vous le vendredi 14 mars ou le samedi 15 mars.
Vous me répondez : « Bonjour, pour vous 2 à la suite, possible aujourd’hui 14h ou demain 10.15… ? ». Ce n’était pas le jour que j’avais demandé, mais j’étais disponible donc j’ai accepté et je vous ai remercié.
Il est 13h55, j’arrive devant la porte. Je sonne et j’attends. Le temps passe. Il est 14h07 et vous arrivez. Vous me regardez et vous me dites « Qu’est-ce que vous faites là ? ». Je vous dis tout sourire que nous avons rendez-vous. Vous me répondez d’un ton sec : « Non ». Je me mets à douter, je vous dis que je me suis peut-être trompée et que je vais vérifier les messages. Je regarde les messages, je vous montre mon téléphone. Vous vous permettez de prendre et de regarder mon téléphone comme si c’était le vôtre. Vous remontez les messages à la recherche d’une information qui vous permettrez de me mettre en tort. Vous êtes déçu quand vous voyez que j’ai bel et bien signé mon nom et prénom dans le message et qu’il n’y a pas d’erreur. La seule erreur, c’était la vôtre. Vous m’avez dit : « Il y a marqué « vous 2 », vous n’avez pas vu que ce n’était pas vous le destinataire ? ». Comment étais-je censée savoir ? Je me suis simplement dit que cela était une erreur de frappe. Vous m’avez dit : « Bon revenez dans 30 minutes ». Vous avez pris un petit temps et vous avez ajouté : « Et arrêtez cette comédie ». Je vous réponds : « Cette comédie ? ». Vous me dites : « Oui ce côté théâtral, j’aime pas ça, et votre sourire, ça m’énerve. » Je vous réponds : « Dans ce cas je vais arrêter de sourire ». Je patiente pendant 30 minutes en faisant le tour du pâté de maison. Je suis choquée de ce qu’il venait de se passer. Je ne comprenais pas. J’essayais de me calmer, de respirer, de prendre un temps pour moi. Je savais que de toute évidence, je n’avais rien fait de mal. Cependant, ces mots avaient tu la lumière en moi. Les 30 minutes sont passées, je retourne sonner. Vous ne m’ouvrez pas. Il est maintenant 14h50, vous terminez avec votre patiente et me faites entrer. Je patiente en salle d’attente. Vous appelez votre patiente pour qu’elle vienne récupérer une prise de sang. Elle sonne. Voyant que le temps passe, et sachant comment il est désagréable d’attendre dehors, je me lève et décide de lui ouvrir. Vous criez : « Non, n’ouvrez pas ! ». Je m’excuse, je ne savais pas qu’il ne fallait pas ouvrir. Vous me dites : « Vous n’êtes pas portière que je sache ». Je me tais, je laisse faire. La patiente repart et on se dit au revoir. Vous me dites ensuite que c’est une porte de sécurité. Après 10 minutes de plus à attendre vous me faites entrer. Vous me dites : « Tout à l’heure vous m’avez dit que vous ne sourirez plus. Ce n’est pas ça que je voulais dire, vous ne m’avez pas compris. Votre côté théâtral, c’est n’importe quoi, c’est faux. Soyez vrai, soyez authentique, soyez comme tout le monde. Dite juste au revoir et bonjour normalement. En plus, vous êtes psy, vous savez ce que ça veut dire, je vous dis ça comme ça, vous verrez ce que vous en fait. ». Je n’avais qu’une envie, c’était de partir. Je me sentais comme une mauvaise fille, une mauvaise personne. J’étais éteinte, vide, je voulais rentrer chez moi et pleurer. Heureusement pour moi, avant de rentrer, je suis passée à la pharmacie et j’ai croisé un pharmacien qui a été sympa et qui était souriant. Cela m’a fait du bien.
Je suis rentrée et j’ai dû prendre un temps pour moi pour accueillir ce qu’il venait de se passer, mettre des mots et comprendre. J’ai compris que je ne reviendrai plus vous voir. Dès notre premier échange, vous m’avez maltraitée. À partir de maintenant, c’est stop. Je mérite l’amour, le respect, la gentillesse, la bienveillance, l’écoute et la bientraitance.
Vous avez voulu que je sois comme tout le monde, libre à vous de l’être si cela vous plaît. De mon côté, je fais le choix d’être Moi.
Au revoir.
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